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Groupe Communiste "l'Humain d'Abord"
Conseil Régional Auvergne Rhône Alpes
1 esplanade François Mitterrand
CS 20033  - 69002 Lyon

04 26 73 40 77

Pour que vive la SEITA !

December 16, 2016

Vœu déposé par les élus du groupe l'Humain d'Abord PCF/FdG en Auvergne Rhône Alpes :

 

 

Mardi 29 novembre, la Seita, filiale française de la multinationale Impérial-Brands annonce la fermeture de ses derniers centres de recherche et de production en France, respectivement dans le Loiret à Fleury-les-Aubrais (87 postes) et dans le Puy-de-Dôme à Riom (239 postes). A cela il faut ajouter près de 200 emplois induits (sous-traitants, fournisseurs, prestataires de services...).

 

Sur fond de transfert massif des emplois à l’étranger, en Pologne et en Allemagne, le groupe a dégagé en 2015, 2,3 milliards d’euros de bénéfices et les dividendes versés aux actionnaires sont supérieurs de 10% en 2016 par rapport à 2015.

 

Par ailleurs, le groupe a perçu près de 3 millions d’euros de CICE depuis 2013. Comment et pourquoi une entreprise qui a déjà licencié en 2014 à Carquefou et Bergerac, et qui a entamé le transfert de sa production en Pologne, peut en 2015 et 2016 prétendre encore au versement du CICE ? Et l’on peut se poser la question : où va l’argent du CICE ?

 

Cette décision est dénuée de tout fondement économique. Elle ne répond qu’à une logique purement financière conduisant à de nouvelles destructions d’emplois dans notre région et déchirant le tissu économique local.

 

Il s’agit indéniablement de délocalisation boursière. Elle entraîne une double catastrophe : humaine et sociale pour les employés et leurs familles ; économique pour la vitalité du bassin de Riom. Pourtant, certains employés avaient fait de gros efforts en acceptant de changer de lieu de travail, suite aux fermetures, déjà traumatisantes, d’autres usines du groupe, à Nantes et à Metz, notamment.

Le maintien de la SEITA recouvre un enjeu industriel et écologique, à l’heure de la COP 22, et certes même si le tabac n’est pas un bien de consommation comme les autres, importerions-nous toute la production d’Europe de l’Est ?

 

Elle recouvre également un enjeu sanitaire : Il ne s’agit pas de défendre la consommation de tabac mais comment pouvons-nous être assurés des normes sanitaires en Pologne ? Quels contrôles ?

 

M. le président, nous élus régionaux, ne pouvons accepter et permettre à des entreprises de licencier en dépit de leur bonne santé financière. C’est pourquoi, nous vous invitons à exprimer la solidarité du Conseil Régional avec les salariés de la SEITA, exiger en urgence avec les élus locaux un débat sur l’avenir et le maintien de la filière tabacole française, demander un moratoire sur le CICE, le contrôle et la conditionnalité des aides publiques, et enfin demander le remboursement et le non-versement des aides versées au titre du CICE dès lors que celles-ci servent à augmenter les dividendes ou la rémunération des actionnaires, d’autant plus quand elles accompagnent la fermeture d’entreprises ou de succursales rentables.

 

Boris BOUCHET

Conseiller Régional du Puy de Dôme

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